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Filiation - 3 - Naissance

Naître, le début de la grande aventure...

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L’acte de naissance

On retrouve la même structure dans l'acte de baptême et dans l'acte de naissance. On ne parle plus de "parrain" et "marraine", mais de "Témoins". On y retrouve, surtout pour les actes du début du XIXème siècle, les mêmes précisions ou imprécisions... La disparition des "marraines", entraînent la disparition des femmes citées dans les actes de naissances, en dehors de la mère et éventuellement la sage-femme. Pendant deux ou trois ans, dans les toutes premières années de la Révolution, on trouve des témoins qui sont des femmes, mais très vite, on ne trouve plus que des hommes. 

Et plus on avance dans le XIXème siècle, moins les témoins deviennent "intéressants" pour la généalogie. L'instituteur, le garde-champêtre... des témoins qui n'ont aucun lien de parenté avec l'enfant.

La déclaration de naissance doit avoir lieu dans les trois jours qui suivent la naissance, à la mairie du lieu de naissance. Dans les décennies qui suivent la Révolution, la pratique de déclarer la naissance très rapidement, héritée du baptême, perdure, sauf cas très particuliers (guerre, ...). Ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle qu’on constate que le délai peut s’allonger à 3 jours. La déclaration de naissance, jusqu’au début du XXème siècle est faite par le père ou par la sage-femme ayant pratiqué l’accouchement. Si la déclaration de naissance n’est pas faite dans les 3 jours, il faut un jugement du Tribunal pour que l’officier d’Etat civil puisse l’enregistrer.

Une avancée importante a été la mise en place de mentions marginales obligatoires.

Les mentions marginales

1792 changement de nom
1792 modification du nom
1792 date et lieu de la reconnaissance
1792 acquisition de la nationalité française
1897 date et lieu du mariage
1918 mention "Mort pour la France"
1918 mention "Adopté par la Nation"
1932 mention du divorce
1945 date et lieu du décès
1958 changement de régime matrimonial
1968 mise sous tutelle***
1985 mention "Mort en déportation"
2008 PACS

***On trouve rarement la mention explicite de la mise sous tutelle. Le plus souvent, la mention « RC » est portée en marge de l’acte. « RC » = inscrit au Répertoire Civil


Pour qu’une mention marginale soit reportée, deux conditions doivent être remplies :

•    la réception par la mairie du lieu de naissance du document qui justifie la mention
•    le report de cette mention par la mairie du lieu de naissance

Sommaire

La sage-femme au fil du temps

L’accouchement a longtemps été le domaine réservé des femmes.

Composé de sage - signifiant ici "expert, habile dans son art", ce qui implique que rien ne s'oppose à l'utilisation de ce terme pour des hommes -  et de femme. Attesté sous cette forme en 1212. La sage-femme est une experte dans l’accouchement .

La sage-femme était élue par l’assemblée des femmes, en présence du curé. Elle devait être catholique, de bonnes mœurs, et avoir déjà des enfants. On peut penser que le rôle du curé au moment de cette élection était primordial. Il pouvait refuser une nomination de sage-femme, mais ne pouvait pas imposer une femme pour ce rôle. Les femmes savaient l’importance, pour leur vie et pour la vie de leur enfant, du rôle de la sage-femme. Elles n’acceptaient pas la désignation d’une femme en laquelle elles n’avaient pas confiance.

Le rituel de 1733 du diocèse de Rodez (12) le serment que devaient prêter les sages-femmes :

« Vous jurez et promettez à Dieu votre Créateur, en présence du saint Autel de vous acquitter avec toute la précaution, la diligence & la fidélité qui vous sera possible, de la charge que vous entreprenez, d'assister dans leurs couches les femmes enceintes de cette paroisse, pauvres & riches, qui auront recours à vous. Vous promettez aussi d'user dans les périls éminens, du conseil et de l'aide des médecins, des chirurgiens et des autres femmes que vous connaîtrez entendües & expérimentées dans cette fonction, & de ne point révéler les secrets des familles, ni des personnes que vous assisterez. Vous promettez enfin de ne rien faire, ni consentir par promesse, par menace, ou par quelqu'autre motif, qu'on fasse quoy que ce soit qui puisse nuire à la santé de la mère ou de l'enfant, mais de procurer, autant qu'il dépendra de vous, le salut corporel & spirituel de l'un et de l'autre, Vous le jurez & promettez ainsi ? La sage-femme étant à genoux, & mettant la main droite sur le Livre des Evangiles, qui lui sera présenté par le curé répondra : "Oüy, Monsieur, je le jure devant Dieu et le promets sur les saints Evangiles que je touche". Le curé écrira sur le registre des baptêmes le nom de la sage-femme, & le jour auquel elle a prêté le serment, en la forme qui est à la fin de ce rituel ».

Source : "Naître en Rouergue, de l'ostal à l'hôpital : des sages-femmes et matrones à la médicalisation de la naissance, XVIIe-XXe siècles"de Jean-Pierre et Marie-Claude Bénézet ; préface de Roger Béteille.

Au début du XVIIème siècle, commença une "campagne" contre les sages-femmes accusées d’être des "accoucheuses d'une ignorance crasse", etc. ... Bien entendu, certaines étaient ainsi.

Mais il y avait les autres, toutes les autres, qui faisaient tout leur possible pour aider les mères et les enfants, avec les moyens de leur époque, avec les connaissances de leur époque, des savoirs que les femmes se transmettaient, de génération en génération.

Mais ce n'étaient que des femmes. Et vinrent les temps modernes, où l'accouchement fut réservé aux hommes, porteurs eux de connaissance. Au passage, ces sages-femmes furent accusées de tous les maux liés à l'accouchement. Il n'en fallait pas moins pour que ce savoir soit retiré aux femmes, pauvres ignorantes, pour être confié aux hommes, pleins de sagesse dès qu'il s'agit d'un accouchement ....

Sommaire

Des actes de prestation de serment pour devenir Sage-femme

2ème acte

 

dernier acte, page gauche

 

2ème acte page droite

 

2ème acte, page gauche

 

1er acte

Sommaire

Une sage-femme en 1629, à Cologne (Allemagne). Une émission d'Arte, récente. Certains passages sont un peu éprouvants. Durée : 50 mn.

La vidéo a disparu d'Arte ! Je l'ai retrouvée sur Youtoube, en allemand... On peut mettre les sous-titres en français, en trifouillant les paramètres de la vidéo. Les commentaires sont réalisés via un traducteur automatique et donc...

 

Prouver Voir   3 décembre 2021
Baptême Voir 10 décembre 2021
Naissance - 17 décembre 2021
Pour conclure Voir 24 décembre 2021
Drôles d'actes Voir 31 décembre 2021

 

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Raconter sa généalogie

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D
Bravo et merci pour ce travail didactique.
Répondre
J
C'est mon côté "Maîtresse d'école" ! Ma petite expérience d'animation d'un atelier de généalogie m'a appris que parfois ce sont de petits détails qui bloquent pour les recherches.